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Le biogaz est impensable sans les textiles techniques

Les installations de biogaz, vous les avez sans doute déjà remarquées à la campagne. Mais saviez-vous que la production de biogaz repose sur des membranes fabriquées à partir de textiles techniques de haute technologie ? Ces membranes doivent résister aux influences chimiques, aux variations de température et aux différences de pression. Leur fiabilité est en effet essentielle pour garantir la sécurité et l’efficacité de l’installation. Et nos producteurs belges figurent parmi les leaders du secteur, avec des solutions à la fois durables et économiquement rentables.

Comment fonctionne une centrale de biogaz ?

Le biogaz est produit par la transformation de flux résiduels organiques en gaz. Cette matière organique peut provenir du fumier de vache, mais aussi de cultures végétales ou de « déchets humides » issus des conteneurs biodéchets. Elle est stockée dans un silo – également appelé digesteur ou fermenteur. En mono-digestion, une seule matière organique est utilisée. En co-digestion, plusieurs matières sont mélangées.

Dans le digesteur, des bactéries et autres micro-organismes sont présents et travaillent de manière optimale à une température d’environ 42 °C. Ces bactéries décomposent la matière organique en un gaz composé principalement de méthane et de dioxyde de carbone. Grâce à des membranes flexibles – fabriquées à partir de textiles techniques enduits – le gaz est filtré et retenu, puis acheminé par des conduites vers un moteur à gaz qui produit de l’électricité. La chaleur dégagée lors de ce processus peut ensuite être réutilisée pour chauffer l’installation, créant ainsi un processus circulaire. Le biogaz destiné à être injecté dans le réseau gazier doit d’abord être épuré : les impuretés sont éliminées et la teneur en méthane est augmentée.

Où retrouve-t-on les textiles techniques dans une installation de biogaz ?

Dans les installations de biogaz, les textiles techniques sont principalement utilisés comme couverture, membrane étanche au gaz, bâche de silo, matériau de stockage ou de filtration. Le choix de la variante dépend du type de matière organique, du taux d’humidité et de charge gazeuse, ainsi que de la fonction du textile : étanchéité, stockage, protection ou filtration.

L’influence des différents types de matières organiques

Chaque type de matière organique se comporte différemment. Le fumier, les biodéchets, les restes alimentaires, les agrumes et les cultures énergétiques diffèrent par leur teneur en humidité, en fibres, en acides, en soufre, mais aussi par les odeurs, la formation de mousse et l’encrassement. Ces propriétés déterminent le niveau de résistance à la pression, aux agents chimiques et l’étanchéité au gaz requis pour le textile. En présence de flux de déchets mixtes, et plus particulièrement de déchets d’agrumes – une évolution observée ces dernières années – le matériau utilisé pour fabriquer le textile doit être adapté en conséquence.

En outre, le textile doit pouvoir isoler ou stocker physiquement les gaz, tout en étant ignifuge et résistant aux UV sur sa face extérieure.

Le savoir-faire belge au service d’un avenir plus vert

L’Europe constitue un marché important et en pleine croissance pour les installations de biogaz ainsi que pour les composants en textile technique qui y sont associés. La demande la plus forte provient d’Allemagne, de France, du Danemark et d’autres pays comptant de nombreux digesteurs. Dans ce contexte, des entreprises belges comme Sioen Industries, via sa marque Sioline, jouent un rôle majeur comme fournisseurs de textiles techniques pour les couvertures, les structures membranaires et les solutions sur mesure.

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